Domaine de l'éducation nationale et de promotion de la nouvelle citoyenneté

Les écoles bénéficiaires, les élèves filles, les personnels enseignants, ainsi que les autorités scolaires locales constituent des principaux partenaires à qui notre Consortium rend régulièrement compte sur le progrès dans la mise en œuvre des activités du programme.

Ainsi pour une réponse efficace aux problèmes d’abandon scolaire chez les filles ( mariage précoce, us et coutumes, violences basées sur le genre, vulnérabilité de ménages, etc.), nos différentes interventions dans les écoles ciblées sont mises en œuvre selon une approche participative et responsabilisante (avec une forte implication des écoles bénéficiaires, les Comités des parents, et des autorités locales). Les évaluations d’impacts de nos interventions sont réalisées au début, à mi-parcours et à la fin du projet avec l’implication des écoles bénéficiaires.

Nos expériences antérieures dans ce domaine

1. Lutte contre les VBG et le VIH/SIDA dans la Ville de KANANGA

De novembre 2012 à avril 2013, en partenariat avec l’Ambassade de Suède à travers le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme, nous avions organisé 32 clubs des filles adolescentes dans des écoles dans le cadre de la campagne de lutte contre les violences sexuelles et le VIH/SIDA dans des écoles et dans la communauté, dans la Ville de Kananga et l’hinterland.

Quelques images des activités d’installation des clubs des filles adolescentes dans des écoles comme l’une des principales activités du projet

Installation des Clubs -Filles à l’Institut KAMBOTE A KANANGA II, le 27 Novembre 2012
FORSPAX Protection de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique
FORSPAX Protection de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique
Installation des Clubs -Filles à l’Institut Marie Mère de l’Espérance de KAMAYI
FORSPAX Protection de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique
FORSPAX Protection de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique
FORSPAX Protection de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique
FORSPAX Protection de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique
FORSPAX Protection de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique
FORSPAX Protection de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique

Rapport II Monitoring, priorités et alternatives sur la situation des enfants exploités dans les sites miniers du Kassaï occidental démembré

Nombre d’années d’abandon scolaire

La proportion d’enfants ayant abandonné les études depuis plus de deux ans a augmenté de 2,8%, la probabilité pour ces derniers de revenir dans le système scolaire augmente de plus en plus.

Orphelins d’un parent (père ou de mère)

36,6% d’enfants interviewés sont orphelins d’un des parents (de père ou de mère seulement). Le décès d’un parent déséquilibre la famille entière. Ainsi, exercer une activité économique est la première stratégie à appliquer pour les enfants de ces familles sinistrées. Les carrières constituent pour ces enfants un lieu de réussite facile. Ils s’y rendent soit accompagnés soit seuls.

Orphelins de deux parents

La perte de tous les deux parents déstabilise les enfants. Des tels enfants se retrouvent sous tutelle d’autres personnes qui ne s’occupent pas souvent d’eux de la même façon que leurs propres parents. Ils commencent très tôt à exercer des activités pouvant les permettre de se prendre en charge. L’étude actuelle montre que 17,4% d’enfants vivant dans les carrières minières sont orphelins de deux parents. Cette proportion a diminué par rapport au premier trimestre à l’année 2014 où elle était estimée à 22,7%. Néanmoins, elle est toujours importante.

Nombre de repas consommés par jour

Environ 7 enfants sur 10 prennent deux repas par jour dans les carrières où ils exercent leurs activités. La plupart d’enfants sont préoccupés par leur alimentation. Ils travaillent parfois contre la nourriture qu’ils reçoivent comme rémunération. Cette situation n’a pas beaucoup changé durant les trois dernières années.

Réponses des enquêtés selon les interdits alimentaires

La proportion d’enfants avec des interdits alimentaires a diminué d’environ 3%. Certains ménages, suite aux difficultés qu’ils rencontrent dans la prise en charge des enfants, ne favorisent pas la pratique des interdits alimentaires. Quelques uns sont des enfants ayant eux même décidés d’arrêter avec cette pratique qui les prive parfois des opportunités à se nourrir.

Accès aux soins de santé en cas de maladie

Le taux d’accès aux soins de santé des enfants travaillant dans les carrières minières a diminué ; il passe de 68,8% à 63,1% entre le premier trimestre 2014 et le premier trimestre 2016. Les activités des carrières tournent en mal. Les parents ne savent pas répondre à ce besoin avec le faible revenu qu’ils réalisent.

Raison pour ne pas accéder aux soins de santé en cas de maladie

Malgré les travaux durs qu’exercent les enfants dans les carrières, environ 76,8% d’entre eux ont déclaré manquer de l’argent pour les soins de santé. Par contre, pour certains d’entre les répondants (13,1%), les structures de santé sont plus éloignées. Cependant, certains ont déclaré ne pas trouver du temps pour rechercher les soins de santé lorsqu’ils sont malades, trop pris par leurs activités de routine.

La proportion d’enfants travailleurs des mines qui fument

La proportion d’enfants fumeurs a augmenté d’environ 20% entre mars 2014 et Avril 2016. En effet, les enfants qui étaient plus jeunes en 2014 ont atteint un certain âge qui les pousse à adopter cette attitude de tabagisme.

La proportion d’enfants travailleurs des mines qui prennent l’alcool

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la proportion d’enfants travaillant dans les mines qui prennent l’alcool a augmenté durant ces deux dernières années presque de la même manière que celle de ceux qui fument. L’environnement dans lequel ces enfants évoluent est à la base de l’initiation à cette pratique.

Proportion d’enfants des mines qui se droguent

La proportion d’enfants travailleurs de mine qui se droguent a augmenté de 6% entre le premier trimestre de l’année 2014 et Avril 2016, passant de 13,2% à 19,3%. En effet, le nombre d’enfants qui ont atteint l’âge de la raison a augmenté et, certains parmi eux sont entraînés par leurs accompagnateurs en cette matière. Cette catégorie d’enfants est irrécupérable.

Proportion d’enfants qui passent nuit dans la carrière

La proportion d’enfants qui passent nuit dans une carrière minière (parmi les enfants travailleurs des mines) a doublé (passant de 17,4% à 34,8%) entre 2013 et Avril 2016. Le fait de rester longtemps dans les carrières pour travailler a habitué les enfants à y dormir régulièrement.

Rapport Monitoring II -FORSPAX-Priorités et alternatives sur la situation des enfants exploités dans lescarrières minières B   FORSPAX UPR DRC 2018